TDAH Adulte – Apprendre à l’âge adulte, que l’on souffre d’un trouble du déficit de l’attention

TDAH ADULTE

C’est mon histoire: «À 45 ans, j’ai appris que

je souffrais d’un trouble du déficit de l’attention» 

Après avoir passé toute sa vie à se battre contre elle-même, Sylvie a enfin compris pourquoi elle était si différente des autres.

26 juin 2014 – Propos recueillis par Sophie Bienvenue Sophie Bienvenue – Photo Agathe BB

tdah adulte

Mars 2013. Mon chum et moi nous trouvons dans le bureau de la psychologue chargée d’évaluer ma fille de 12 ans pour savoir si elle souffre d’un trouble du déficit de l’attention (TDA). Ce n’est pas la première fois que Patrick et moi consultons un professionnel pour un de nos enfants. Quelques années auparavant, mon fils, alors âgé de huit ans, avait lui aussi passé des tests visant à déterminer s’il avait un TDA, et la réponse avait été affirmative.

La psychologue nous pose le même genre de questions que pour David: «Fanny a-t-elle du mal à organiser ses travaux à l’école? Se laisse-t-elle facilement distraire? Perd-elle souvent ses affaires?» C’est moi qui réponds: «Oui, en effet, elle se laisse facilement distraire, et bien sûr qu’elle perd ses affaires… Mais elle tient certainement tout ça de sa mère!» J’achève ma phrase avec un petit rire nerveux.

J’avais été quelque peu réticente à aller consulter une psy pour ma fille, car j’avais beaucoup de mal à concevoir qu’elle puisse elle aussi souffrir d’un trouble du déficit de l’attention. Alors que notre fils est turbulent, toujours en recherche d’attention, vif et impulsif, notre fille est douce, discrète et rêveuse. Impossible qu’ils soient affectés par le même syndrome!

«Ça ne coûte rien d’aller voir», m’avait finalement dit Patrick. «Les médicaments et la thérapie ont été si bénéfiques pour David que ce serait dommage que Fanny ne soit pas diagnostiquée elle aussi s’il y a lieu.»

> Comment découvrir sa véritable identité afin de se réaliser?

J’avais abdiqué, mais j’étais restée sceptique. Loin de moi l’idée de minimiser les difficultés de ma fille à l’école, mais j’étais certaine qu’il n’y avait rien à faire. Fanny ne souffrait pas d’un TDA: elle tenait simplement de moi. Elle n’était pas très douée pour les études, un point c’est tout.

Soudain, dans le bureau de cette psy, je me suis sentie excessivement triste. Si Fanny était comme moi, sa vie n’allait pas être facile. Depuis que j’étais toute petite, j’avais toujours eu l’impression d’être inférieure aux autres, et voilà que ma fille allait peut-être vivre avec ce sentiment à son tour.

La suite ici… sur le site http://www.ellequebec.com

 

 

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